Disparition de Jean-Pierre Coffe

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Jean-Pierre Coffe, célèbre pour son franc-parler contre la malbouffe, est mort à l’âge de 78 ans. Il ne cachait plus sa bisexualité et sa vie auprès d’un homme. C’est son compagnon qui a annoncé la nuit dernière son décès.

Jean-Pierre Coffe, dont le père est mort à la guerre en 1940, deux ans après sa naissance à Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, a été élevé dans une maison bourgeoise par sa mère, coiffeuse, sa grand-mère cuisinière et son grand-père maraîcher.

Dans une autobiographie parue en mai 2015, « Une vie de Coffe« , il évoquait son enfance difficile (rejeté par sa mère, placé en famille d’accueil), mais aussi sa souffrance quand son ex-femme avait décidé d’avorter ou lorsqu’il perdit sa fille emportée par un cancer à 37 ans.

Il y confiait également sa bisexualité. Il ne cachait plus sa vie sexuelle libérée découvrant sur le tard une homosexualité finalement assumée. Sa première fois avec un homme ? Il la raconte avec moult détails très crus : une expérience « étrange », durant laquelle il prendra un plaisir certain. En 2013, il avait déclaré sur Europe 1 : « Je n’ai pas encore fait ma demande, mais je vais probablement me marier. Je ne fais pas de différence entre un homme et une femme, j’éprouve autant de plaisir avec l’un et avec l’autre. Aujourd’hui, je vis avec un homme, et je suis heureux, très heureux », avait-il confessé.

« J’ai vécu trois fois avec des femmes et deux fois avec des hommes. Simplement, je veux être sincère parce que chaque fois j’y crois », avoue-t-il touchant. Six mois plus tôt, il s’était d’ailleurs confié sur sa vie privée au magazine VSD : « J’ai raté mes trois mariages, je suis affreusement fidèle et parfois terriblement cocu. Mais je termine avec un mec, et c’est formidable ! ».

C’est en 1984 que Jean-Pierre Coffe découvre l’univers de la télé. Pierre Lescure, alors patron de Canal +, et sa bande d’amis dînent dans le second restaurant du trublion, Chez Modeste. Ils proposent à Jean-Pierre Coffe alors d’animer une rubrique culinaire mais il refuse dans un premier temps avant de changer d’avis. En quelques années, l’animateur télé devient l’étendard de la « bonne bouffe », dénonçant les ravages de l’agroalimentaire et les effets pervers de la mondialisation.