Des religieux perturbent une parade LGBT+ lors du festival Auckland Pride Fév18

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Des religieux perturbent une parade LGBT+ lors du festival Auckland Pride

Le festival Auckland Pride, événement phare célébrant la communauté LGBT+ en Nouvelle-Zélande, a été marqué par des perturbations orchestrées par des membres de l’église évangélique Destiny Church. Ces manifestations ont suscité l’indignation des autorités et une réaction du Premier ministre Christopher Luxon.

Un haka pour interrompre la parade LGBT+

Le samedi 15 février, alors que la parade LGBT+ battait son plein dans le cadre du festival Auckland Pride, un groupe de manifestants affiliés à Destiny Church a fait irruption dans l’événement. Ces derniers ont forcé leur passage et exécuté un haka, une danse traditionnelle maorie souvent utilisée pour exprimer des revendications ou des protestations.

L’action a rapidement attiré l’attention des forces de l’ordre et des spectateurs, créant une tension palpable au sein de la parade. Les organisateurs ont dénoncé une tentative d’intimidation, insistant sur l’importance de préserver un espace sûr pour la communauté LGBT+ et ses alliés.

Une lecture pour enfants perturbée

Plus tôt dans la journée, un autre événement du festival a également été pris pour cible par ces militants religieux. Une lecture pour enfants organisée à la bibliothèque de Te Atatū, animée par un drag-king autour des thèmes de la météo et de la formation des arcs-en-ciel, a été brutalement interrompue.

Les manifestants ont forcé l’entrée du bâtiment, brandissant des pancartes aux messages hostiles tels que « Non à la propagande Pride » et « Il n’y a que deux genres ». Ce coup de force a provoqué un vif émoi parmi les familles présentes, ainsi que chez le personnel de la bibliothèque, contraint d’intervenir pour apaiser la situation.

Réactions des autorités et enquête policière

Ces actions ont été largement critiquées par les responsables politiques et les forces de l’ordre. Le Premier ministre Christopher Luxon a pris la parole pour condamner ces manifestations, affirmant que les protestataires avaient « franchi la ligne ».

Une enquête policière a été ouverte pour examiner des allégations d’agression et mesurer l’impact psychologique des événements, notamment sur les enfants présents à la bibliothèque. Les autorités ont souligné les répercussions considérables de ces perturbations, rappelant l’importance de garantir un climat de respect et d’inclusion dans l’espace public.

L’incident relance le débat sur la liberté d’expression et ses limites face à la protection des espaces dédiés aux minorités. Tandis que la communauté LGBT+ appelle à des mesures renforcées contre ces actions perturbatrices, les responsables religieux de Destiny Church revendiquent leur droit à exprimer leur désaccord. Une polémique qui ne manquera pas d’alimenter les discussions autour des droits et de la tolérance en Nouvelle-Zélande.