Maroc-homophobie : ça continue !

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Selon le site Tizpress, le tribunal de première instance de Tiznit a condamné en début de semaine deux hommes accusés d’homosexualité à un an et demi de prison, et à une amende de 2 000 dirhams (184€). Au cœur des contestations : l’article 489 du Code pénal, qui criminalise les relations homosexuelles au Maroc.

Viennent s’ajouter aux accusations d’homosexualité d’autres faits. Selon les autorités, les deux hommes auraient tenté de prendre la fuite tout en menaçant les gendarmes avec des armes blanches.

L’un des deux accusés a nié devant le tribunal les accusations portées contre lui, le second a confirmé les faits enregistrés et a plaidé coupable.

Les affaires homophobes se multiplient au Maroc. On se souvient en 2015 avec le cas de Lahcen et de Mouhcine qui s’étaient embrassés en public devant un site historique de la capitale, après l’action de deux militantes Femen. Ils ont été condamnés à 4 mois de prison pour « outrage aux mœurs publiques » et « actes contre nature entre des individus du même sexe ». Sans oublier le lynchage d’un homme vêtu d’une robe à Fès. Fort heureusement, les ministères de la Justice et de l’Intérieur ont réagi en qualifiant d’illégaux ces actes d’agression.

Au Maroc, comme dans la majorité des pays musulmans, l’homosexualité est punie par la loi. L’article 489 du Code pénal marocain prévoit des peines allant de trois mois à trois ans de prison et des amendes à l’encontre des personnes accusées d’homosexualité.

Un nouveau projet de Code pénal a été présenté en avril dernier par le ministre de la Justice mais il maintient les dispositions pénalisant l’homosexualité.