Un logiciel pour démasquer les enfants gays

Nous sommes dans un délire total. Une société éditrice de logiciels espions, en l’occurrence Fireworld, propose aux parents de savoir si leur enfant est gay ! Elle n’a pas hésité à publier un article qui a enflammé les réseaux sociaux.

« Il est timide », « il se coiffe penant des heures », « les chanteuses divas sont une de ses passions »… : voilà quelques « indices » qui permettraient d’affirmer que votre fils est gay. C’est en tout cas ce qu’affirme très sérieusement la société éditrice.

L’article assure que certains « indices subtils » permettent de démontrer avec quasi-certitude qu’un jeune garçon est homosexuel. Par exemple : « son hygiène de vie est irréprochable (il fait attention à ce qu’il porte, à son apparence) ; il est d’une beauté certaine, mais vous ne l’avez jamais vu en compagnie d’une fille ; il s’est fait percer une boucle d’oreille à droite, ou un piercing à l’arcade, à la lèvre »… et on en passe.

Le pire dans cette affaire est que la société propose aux parents de pirater l’ordinateur de leur enfant à distance. « Espionner un ordinateur est donc votre arme la plus puissante pour obtenir suffisamment de preuves concrètes afin de savoir si mon fils est gay ou pas », peut-on lire.

L’article va plus loin en indiquant : « si votre fils « est attiré par les hommes, vous pourrez dire adieu à d’éventuels petits-enfants », se permettant au passage de donner une petite leçon de morale aux parents, les invitants à ne pas « laisser l’égoïsme l’emporter (…) car ce n’est pas de sa faute s’il est gay ». Et de conclure en beauté : « Acceptez-le votre enfant plutôt comme il l’est, car tant qu’il ne se met pas à devenir maniéré ou à se mettre du fard à paupière, il est aussi normal qu’un autre ado du même âge. »

« Ceci démontre qu’homophobie et sexisme prennent racines dans les mêmes stéréotypes de genre. Nous les combattons ensemble », a dénoncé sur Twitter la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations LGBT qui n’a pourtant engagé aucune procédure envers la société homophobe.