Sida : les diagnostics en France se font à un stade plus précoce

Les diagnostics de contamination par le virus du sida, le VIH, se font à un stade plus précoce en France et désormais une faible portion des malades sont dépistés tardivement, selon les données de ce rapport publié par l’Institut de veille sanitaire (INVS).

Seulement 11% des personnes ayant découvert leur séropositivité en 2013 étaient au « stade sida » de la maladie, à savoir celui où les symptômes du sida commencent à se manifester, contre 20% en 2003,

Cette tendance à un dépistage plus précoce concerne avant tout la population homosexuelle, relèvent les épidémiologistes de l’INVS qui estiment que 29% des diagnostics ont été réalisés moins de six mois après la contamination en 2013.

Cette plus grande précocité ne s’explique pas par la multiplication des tests de dépistage (chiffre stable avec 5,2 millions de tests réalisés par an) mais « pourrait être la conséquence d’un dépistage plus ciblé », avance l’INVS.

Le rapport note globalement que « le nombre de découvertes de séropositivités est stable depuis 2007 » avec 6.220 personnes découvrant en 2013 leur séropositivité (6.217 en 2012) et 6.085 en 2011).

Les contaminations nouvelles concernent à 69% des hommes et sont consécutives pour 55% à des rapports hétérosexuels.

Toutefois, l’étude note une « tendance » à la hausse pour les nouvelles contaminations via des rapports homosexuels.

D’un point de vue régional, la Guyane (908 contaminations en 2013) la Guadeloupe (239), la Martinique (225) et l’Île-de-France (221) affichent les plus forts taux en matière de nouvelles contaminations, selon le rapport.

La France est un des pays européens où se pratiquent le plus les tests de dépistage. Malgré tout, un nombre encore important de personnes (évalué entre 30.000 et 50.000, selon les sources) continuent d’ignorer leur séropositivité.